Genève confirme l’accès public au Léman face aux tentatives de payant

Genève confirme l’accès public au Léman face aux tentatives de payant

Le parlement genevois refuse la tarification des plages publiques du Léman

Le Grand Conseil de Genève a adopté, ce 20 mars 2026, une révision majeure de la loi sur l’eau, inscrite comme l’un des actes clés de la législature, afin de garantir l’accès universel aux plages publiques du Léman. Cette réforme, adoptée presque à l’unanimité, intervient dans un contexte où des initiatives précédentes avaient tenté d’introduire des tarifs pour les non-résidents, suscitant une opposition farouche. Il y a notamment eu un précédent en 2019 à Collonge-Bellerive, où la commune avait instauré des tarifs pour certains accès à la plage de la Savonnière, provoquant un tollé général.

Le député Nicolas Walder s’est dit « très satisfait » de cette étape, qui marque une victoire pour la défense du bien commun qu’est le Léman. La nouvelle législation empêche toute forme d’accès payant à ces plages, à l’exception éventuelle d’infrastructures spécifiques, un point qui a été contesté par la droite. Celle-ci souhaitait cela, mais la majorité du parlement a rejeté cette proposition, affirmant que le lac doit rester un espace accessible à tous, sans discrimination.

Ce revirement intervient alors que la ressource en eau est de plus en plus sous pression en raison des canicules récurrentes liées au changement climatique. La réforme agit ainsi comme un enjeu de santé publique et de préservation du patrimoine naturel, en renforçant la place primordiale de l’eau comme bien commun.

Ce vote témoigne d’un consensus politique autour de la nécessité de préserver l’accès à la nature pour tous, malgré les tensions avec certains acteurs souhaitant instaurer un modèle payant. La décision du parlement genevois semble donc consolider un principe d’universalité face à une ressource environnementale en danger.