Une réunion internationale à Genève souligne l’absence d’un mécanisme de surveillance efficace
Lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, une rencontre organisée par le Groupe de Genève pour le soutien au Sahara occidental en collaboration avec la représentation du Front Polisario à Genève a mis en lumière une problématique cruciale. Les participants ont déploré l’absence d’un mécanisme indépendant, permanent et exhaustif de surveillance des droits de l’homme dans cette région, un obstacle majeur à une évaluation impartiale de la situation sur le terrain (d’après une source de l’APS).
Il a été souligné que cette carence limite considérablement la capacité des acteurs internationaux à contrôler et à rapporter objectivement les violations des droits humains au Sahara occidental. Les experts ont également regretté que, contrairement à d’autres missions de maintien de la paix de l’ONU, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum dans cette région (MINURSO) ne dispose pas d’un mandat spécifique en matière de surveillance des droits humains. Cette lacune, conjuguée à l’impossibilité pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme d’y accéder depuis 2015, entrave toute évaluation indépendante de la situation sur le terrain (d’après la même source).
Les participants ont évoqué que cette absence persistante de mécanisme de surveillance alimente une menace pour la paix et la stabilité régionales. Ils ont aussi souligné que la situation est aggravée par la difficulté de parvenir à une solution politique conforme au droit international, processus qui demeure inachevé. La décolonisation incomplète du Sahara occidental est ainsi vue comme une source de tension régionale et une cause des souffrances endurées par la population locale (d’après le rapport de l’APS).
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte international plus large, soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des droits de l’homme dans les zones de conflit. Elle réaffirme le rôle central que doit jouer l’ONU dans la prévention des violations et la responsabilité des États face à ces enjeux (d’après le rapport de l’APS).