Genève sous le choc : un cas britannique de fraude et mutilation suscite l’émoi

Genève sous le choc : un cas britannique de fraude et mutilation suscite l’émoi

Un cas inquiétant impliquant un chirurgien britannique et Genève

La ville de Genève a été récemment mêlée à une affaire hors du commun impliquant un médecin britannique, Neil Hopper, âgé de 49 ans, condamné pour fraude à l’assurance et possession d’images extrêmes. Passionné par la mutilation, Hopper a provoqué sa propre amputation des deux jambes à l’aide de glace carbonique, après avoir simulé une maladie pour toucher près de 541 000 francs à son assureur, rapporte 24 heures. La presse locale a souligné l’importance de cette affaire qui met en lumière des pratiques morbides et une fraude d’une ampleur rare.

Le tribunal a reconnu Hopper coupable d’avoir formulé de fausses déclarations à l’assurance en prétendant être malade lors de son hospitalisation, alors qu’il avait en réalité provoqué lui-même ses blessures dans un but sexuel. Lors du procès, il a été révélé que Hopper aurait depuis longtemps cette fascination pour l’amputation, qu’il aurait même tirée un intérêt sexuel de cette obsession, selon le juge James Adkin. La justice britannique l’a condamné à deux ans et huit mois de prison.

En plus de cette fraude, Neil Hopper était également poursuivi pour la détention d’images pornographiques extrêmes montrant des mutilations génitales. Il a été identifié dans le cadre des enquêtes relatives à Marius Gustavson, un Norvégien condamné à la prison à vie à Londres en 2024. Ce dernier était à l’origine d’un groupe impliqué dans des modifications corporelles extrêmes, incluant des castrations, et la diffusion de vidéos de ces actes. La société médicale de l’hôpital où Hopper travaillait, le Royal Cornwall Hospitals Trust, a précisé que ces condamnations ne concernaient pas sa conduite professionnelle et qu’aucun lien n’avait été établi avec les patients traités par le chirurgien.

Ce cas édifiant soulève des questions sur la santé mentale et les déviances liées à la mutilation, tout en amorçant un débat sur la prévention de telles dérives. La déclaration du tribunal et la couverture médiatique soulignent la gravité de ces actes qui mêlent fraude, obsession morbide et criminalité sexuelle, en lien étroit avec la réalité des dérives extrêmes que peut connaître la société moderne, même dans des villes comme Genève où la vigilance reste de mise.