Négociations Russie Ukraine Genève départ précipité

Négociations Russie Ukraine Genève départ précipité

Échec spectaculaire des négociations à Genève

Les négociations entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, qui se sont tenues à Genève mercredi, se sont terminées en moins de 24 heures dans une atmosphère de grande tension. Selon une source proche de la délégation russe, les échanges ont été « très tendus » et ont conduit au départ précipité du négociateur russe Vladimir Medinski, qui était censé rester au moins une partie de la journée, mais a quitté l’hôtel Intercontinental dans la matinée.

Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a exprimé ses inquiétudes en affirmant que « les Américains et les Russes disent que, pour que la guerre se termine demain, il faudrait que l’Ukraine cède tout le Donbass ». Il a souligné que la partie restante du Donbass, qui aurait été reconquise récemment sur 300 km2, est fortement fortifiée, rendant toute concession difficile et risquée pour l’Ukraine si la Russie poursuit ses attaques.

De son côté, des sources européennes anonymes, notamment des agences de renseignement, ont indiqué que la Russie n’a pas d’intention de conclure rapidement la paix. Elles estiment que Moscou utilise ces négociations pour obtenir un allègement des sanctions et conclure d’importants accords commerciaux avec l’Occident. Selon ces experts, la stratégie russe consiste à continuer ses objectifs stratégiques, notamment le renversement du gouvernement ukrainien et la transformation de l’Ukraine en zone tampon « neutre » avec l’Occident, plutôt qu’à signer un accord de paix.

Par ailleurs, dans le contexte géopolitique européen, la propagande russe continue de s’étendre, notamment via la radiodiffusion publique suisse, qui, selon un article de RT Allemagne, est accusée de « manipulation délibérée » de l’opinion en lien avec le soutien à l’initiative de l’UDC « 200 francs, ça suffit ».