Table of Contents
- Un climat de mécontentement tangible
- Des relations tendues entre le personnel et la direction
- Un mal-être au travail
- Des mesures à venir pour redresser la situation
- Un appel au changement structurel
Un climat de mécontentement tangible
Une enquête menée au sein de l’Office cantonal de détention (OCD) à Genève révèle un portrait alarmant des conditions de travail des gardiens de prison. Selon les conclusions présentées récemment par le Service d’audit interne de l’État, plus de 70% des employés ont rapporté un fort mécontentement envers la direction.
Des relations tendues entre le personnel et la direction
Les résultats de l’audit, basé sur plus de 80 questions posées à 1023 collaborateurs, mettent en lumière l’isolement ressenti par le personnel face à la direction générale. Les notes attribuées par le personnel à leur relation avec la hiérarchie sont alarmantes, tombant à une moyenne de 3,2 sur 10.
La communication déficiente, le manque d’écoute et l’absence de clarté concernant les transformations à venir au sein de l’OCD sont des points régulièrement évoqués par les gardiens. Ce déficit d’informations augmente le stress au travail et intensifie les sentiments d’incompréhension et de frustration.
Un mal-être au travail
Bien que le camaraderie entre les équipes soit perçue comme bonne, la plupart des gardiens se sentent dépassés par la charge de travail croissante, aggravée par un sous-effectif flagrant dans certaines prisons comme Champ-Dollon et Curabilis. Ici, la souffrance psychologique est tangible, mettant en péril non seulement le moral des équipes mais aussi la sécurité et le bon fonctionnement des établissements.
Des mesures à venir pour redresser la situation
Face à la crise, la direction de l’OCD envisage déjà des solutions. Un nouveau pool de gardiens, comprenant des retraités désireux de revenir travailler dans le secteur, sera mis en place pour pallier le manque d’effectifs. De plus, la création d’une équipe de formation plus large afin d’augmenter le nombre de recrues dans les années à venir est également à l’ordre du jour.
La conseillère d’État, Carole-Anne Kast, a déclaré que la priorité était de remédier rapidement à la gestion des ressources humaines, notamment en clarifiant les processus et en améliorant la communication entre les équipes et la direction. Elle a également reconnu que les conditions précaires de travail et l’absence de stratégie de gestion des risques avaient trop longtemps été négligées.
Un appel au changement structurel
Le syndicat UPCP section prison souligne que le rapport d’audit représente seulement une partie visible de profondes défaillances organisationnelles qui perdurent depuis des années. Alors que des mesures d’urgence prennent forme, l’association appelle à une refonte structurelle plus large pour assurer une amélioration durable et efficace du climat de travail au sein des prisons genevoises.
Cette situation illustre les défis susceptibles de miner la mission des institutions pénitentiaires, souvent en première ligne des débats relatifs à la sécurité et au traitement des détenus. Il est essentiel d’adresser ces préoccupations pour restaurer la confiance et le moral tant des employés que de la population.