Table of Contents
- Une augmentation inquiétante du renoncement aux soins à Genève
- Une tendance qui s’aggrave avec la hausse des primes
- Les soins les plus affectés et les témoignages alarmants
- Réactions politiques et appel à une réforme du système
- Une crise qui menace l’équilibre social et la santé publique
Une augmentation inquiétante du renoncement aux soins à Genève
Selon une étude menée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un quart des Genevois renonce à des soins pour des raisons financières, un chiffre qui pourrait doubler d’ici à 2030. Cette étude, relayée par RTS, indique une corrélation directe entre l’augmentation des primes d’assurance maladie et la diminution de l’accès aux soins.
Une tendance qui s’aggrave avec la hausse des primes
Les chercheurs des HUG ont établi que pour chaque hausse de 10 francs des primes d’assurance maladie, le taux de renoncement aux soins augmente de 2,1%. En 2011, une personne sur sept déclarait renoncer à des soins, un chiffre qui pourrait atteindre une personne sur deux si la tendance se maintient. Ces renoncements touchent désormais largement les classes moyennes à supérieures, avec une hausse notable de 14% chez ces populations, contre seulement 4% en 2011, selon Mayssam Nehme, médecin adjointe aux HUG et coautrice de l’étude.
Les soins les plus affectés et les témoignages alarmants
Les soins dentaires et les consultations chez le médecin traitant sont les premiers sacrifiés. Le témoignage d’une étudiante accentue cette problématique : elle a déjà renoncé à voir un dentiste, car ce type de soins n’est pas toujours compris dans l’assurance et coûte cher. Elle attend que la douleur passe, malgré l’aggravation du problème, ce qui alerte sur les risques liés à ces renoncements.
Réactions politiques et appel à une réforme du système
Face à cette situation, Pierre Maudet, conseiller d’État chargé de la Santé à Genève, reconnait qu’il s’agit d’un véritable défi politique. Il critique le système actuel, qui rémunère principalement les prestataires en fonction du volume, ce qui favorise notamment une surconsommation d’IRM et la duplication des actes médicaux. Il plaide pour une refonte du système avec la création d’une caisse publique cantonale et un réseau de soins intégrés, mais ce projet doit encore faire ses preuves à la fois à Genève et au niveau fédéral.
Une crise qui menace l’équilibre social et la santé publique
Ce rapport met en lumière une tendance inquiétante qui pourrait aggraver les inégalités sociales en matière de santé et compromettre la cohésion du système de soins genevois. La montée du renoncement aux soins pose un défi majeur pour les autorités, qui devront agir rapidement pour éviter une crise sanitaire plus large.