Table of Contents
- Une découverte surprenante dans un massif forestier genevois
- Une prise en charge adaptée pour préserver leur instinct
- Une espèce protégée en danger
- Rappel sur la législation et les bonnes pratiques
Une découverte surprenante dans un massif forestier genevois
Des promeneurs ont récemment fait une découverte inattendue dans un massif forestier de Genève, où ils ont trouvé trois petits chatons. Apparentés à des chats domestiques, ils ont été rapidement pris en charge par des passants, croyant leur venir en aide. Toutefois, une intervention des gardes cantonaux et un test ADN ont révélé leur véritable nature : ils appartenaient à une espèce sauvage protégée, le chat sylvestre. Après plusieurs mois de soins visant à préserver leur comportement sauvage, ces animaux ont été relâchés en forêt à l’automne, dans leur milieu naturel, selon le reportage de Gianluca Agosta publié hier.
Une prise en charge adaptée pour préserver leur instinct
Les chatons, confiés au Centre de réadaptation des rapaces et de la faune sauvage de Genève, ont été maintenus dans des conditions strictes pour limiter leur contact avec l’homme. Virginie Rossier, assistante vétérinaire, explique que leur environnement calme et leur alimentation à base de rongeurs leur ont permis de conserver leur instinct de chasse. Elle souligne également que leur comportement, comme se cacher dans les arbres ou cracher à l’approche humaine, témoigne d’un maintien de leur caractère sauvage.
Une espèce protégée en danger
Ce sont en fait des chatons sylvestres, une espèce indigène et protégée en Suisse. Jadis très rare, cette espèce continue de faire face à des menaces, notamment à cause des croisements avec des chats domestiques. Selon Yves Bourguignon, chef des gardes de l’environnement à l’Office cantonal de l’agriculture et de la nature, cette espèce reste fragile avec peu d’individus présents dans les grands massifs forestiers genevois, qui ont néanmoins retrouvé une certaine santé ces dernières années.
Rappel sur la législation et les bonnes pratiques
Cette histoire met en lumière la méconnaissance de ces espèces sauvages et l’importance de respecter leur environnement. La capture ou l’intervention dans la faune sauvage est strictement interdite, notamment pour les espèces protégées, sous peine de délit fédéral. Yves Bourguignon insiste sur la nécessité de contacter les gardes-faune en cas de doute, plutôt que d’intervenir soi-même. Après plusieurs mois de soins, les chatons, devenus adultes, ont été relâchés dans leur milieu naturel, contribuant ainsi à la préservation de l’espèce.