Genève prolonge son plan grand froid face à la vague de froid intense

Genève prolonge son plan grand froid face à la vague de froid intense

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Un hiver difficile oblige la ville de Genève à prolonger ses mesures d’urgence

Face à la chute des températures et au retour de la bise, la Ville de Genève a décidé de prolonger jusqu’au 12 janvier son plan grand froid, déclenché initialement dimanche. Ce dispositif prévoit l’ouverture de places d’hébergement d’urgence supplémentaires ainsi que le doublement des maraudes nocturnes, en réponse aux températures particulièrement basses qui atteignent -6 degrés dans la région, comme l’explique Sami Ben Salah, accueillant social de la ville, dans le 12h45. Selon lui, ces températures extrêmes représentent un risque important d’hypothermie pour les sans-abris, le corps humain n’étant pas conçu pour rester à l’extérieur aussi longtemps. Dans cette optique, des agents municipaux proposent aux personnes sans-abris qu’ils rencontrent un endroit chaud pour passer la nuit, et encouragent à appeler un numéro dédié, auquel 80 places supplémentaires ont été ajoutées depuis le 29 décembre, souligne le commandant de la protection civile, Claudio Gramenzi.

Un dispositif d’hébergement jugé insuffisant par certaines associations

Bien que la Ville de Genève dispose toute l’année d’un dispositif d’hébergement d’environ 500 places, le plan grand froid l’amplifie pour atteindre près de 580 lits, afin d’accueillir au plus vite ceux qui sont en situation de précarité. Cependant, l’association Caravane Sans Frontière critique l’efficacité de ce dispositif, estimant qu’il reste insuffisant car il s’agit d’un dispositif provisoire. Silvana Mastromatteo, sa présidente, dénonce une politique basée sur la température qui néglige le long terme : la précarité ne dépend pas de la remontée des températures, et ces allers-retours dans et hors des abris déstabilisent gravement les personnes concernées. Hugues Robert-Nicoud, adjoint de la direction du dispositif d’urgence sociale, précise toutefois que, en dehors du plan, il est possible d’appeler la ligne d’hébergement d’urgence, dans la limite des places disponibles, pour accueillir ceux qui en ont besoin. Avec cette extension, la ville tente de faire face à un hiver particulièrement rude et à une problématique sociale toujours présente.