Table of Contents
- L’appel à l’aide des assistantes sociales
- Des demandes légitimes face à des besoins croissants
- Les conséquences de l’absence de ressources suffisantes
- Réponses de la direction des HUG
- Une situation préoccupante pour l’avenir
L’appel à l’aide des assistantes sociales
Au cœur de Genève, une mobilisation marquante s’est tenue cette semaine devant les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), où une vingtaine d’assistantes sociales ont exprimé leur détresse face à un manque critique d’effectifs. Réunies sous la bannière du syndicat Avenir syndical, elles ont lancé un cri du cœur : « SOS, assistantes sociales en détresse ! »
Des demandes légitimes face à des besoins croissants
Les assistantes sociales réclament l’octroi immédiat d’au moins cinq nouveaux postes pour faire face à une charge de travail de plus en plus lourde. En effet, selon Yves Mugny, secrétaire syndical, « seul un poste supplémentaire est prévu dans un avenir proche, ce qui ne répond pas aux besoins d’une population en pleine fragilisation. » Au fil des mois, ces professionnelles ont vu leurs conditions de travail se détériorer, ne pouvant plus offrir le soutien nécessaire à des patients souvent isolés et vulnérables.
Les conséquences de l’absence de ressources suffisantes
Le manque de personnel entraîne des situations précaires : de nombreux patients retournent chez eux sans soutien adéquat et certains ne reçoivent pas les aides sociales qui leur sont dues. « Des solutions éphémères » comme l recourir aux intérimaires ne font qu’aggraver la situation. En plus de cela, les assistantes sociales se retrouvent souvent dans des locaux inadaptés, peu sécurisés, ce qui a déjà conduit à des agressions, mettant ainsi leur sécurité en péril.
Réponses de la direction des HUG
En réponse à ces préoccupations, le service de communication des HUG a déclaré que l’effectif d’assistantes sociales n’a pas diminué depuis 2015, passant de 61,75 à 69,90. Cependant, ils reconnaissent la nécessité d’une réévaluation qui sera finalisée d’ici novembre, promettant que si des besoins sont identifiés en cours de route, des postes supplémentaires seront ouverts sans délai. En matière de sécurité, des systèmes d’alerte devraient être mis en place pour les situations d’agression.
Une situation préoccupante pour l’avenir
Alors que l’analyse de l’organisation du service social des HUG se poursuit, les assistantes sociales espèrent que leur mobilisation n’est que le début d’un changement significatif. Les revendications qu’elles expriment ne portent pas seulement sur des chiffres, mais touchent directement à la qualité des soins et de l’accompagnement que reçoivent les patients en situation de vulnérabilité. La santé et le bien-être de ces derniers dépendent d’un soutien social solide, d’une priorité qui doit bientôt s’imposer dans le débat public à Genève.