Procès à Genève : Deux médecins jokés d’homicide par négligence après la mort d’un patient à Viège

Procès à Genève : Deux médecins jokés d’homicide par négligence après la mort d’un patient à Viège

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Un cas médical et judiciaire exceptionnel en Suisse

Deux praticiennes de l’hôpital de Viège, dans le canton du Valais, seront jugées pour homicide par négligence suite au décès d’un homme de 48 ans ayant souffert de symptômes graves en septembre 2020. Selon l’acte d’accusation, la radiologue aurait antidaté un rapport de scanner pour dissimuler la réalité médicale, une pratique fortement dénoncée par le ministère public. La famille du défunt, qui n’a été informée que tardivement, exprime son profond chagrin face à ces révélations puissantes et douloureuses.

Les faits et accusations

Le 9 septembre 2020, le patient, père de famille, s’est présenté en urgence à l’hôpital de Viège après des douleurs thoraciques et des maux de tête violents. Malgré une déformation de l’aorte identifiée par le scanner, qui montrait une dilatation anormale de 69 millimètres — bien au-delà du maximum conseillé de 43 millimètres —, il n’a pas reçu le traitement d’urgence adapté, entraînant sa mort le lendemain matin. Les experts mettent en avant que, dans des conditions optimales, il aurait eu entre 80% et 86% de chances de survie.

Une gestion médicale problématique et des connexions suspectes

Le dossier révèle que la médecin urgentiste, ne se sentant pas compétente pour interpréter les images du scanner, a confié cette tâche à une radiologue de garde à domicile, qui aurait ensuite antidaté un rapport mentionnant la dilatation de l’aorte. La radiologue aurait consulté plusieurs fois le système informatique après le décès pour modifier le rapport, essayant apparemment de faire croire que cette information était présente dès le 9 septembre. Ces actes de faux dans les titres font l’objet de l’accusation, tandis que des connexions suspectes à son système informatique ont été détectées, selon l’enquête policière.

Une famille en attente de réponses et un procès dans trois semaines

Ce cas juridique, rarissime en Suisse, pourrait se clore dans trois semaines avec l’ouverture du procès. La famille, encore sous le choc, essaie de comprendre comment une telle erreur médicale, associée à une dissimulation, a pu se produire. Le parquet leur a indiqué qu’en fournissant une prise en charge soignée, leur proche aurait pu survivre. La famille espère que justice sera rendue et que cet incident servira à améliorer la gestion en milieu hospitalier au-delà des enjeux légaux.