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- SailGP à Genève : une vitrine de la mixité dans la voile
- Une évolution concrète pour la voile féminine
SailGP à Genève : une vitrine de la mixité dans la voile
Ce week-end, Genève accueille la première étape de SailGP Suisse, une ligue mondiale de voile qui fait figure de pionnière en matière d’intégration et de mixité. Douze équipes, représentant autant de pays, s’affrontent sur le Léman dans un spectacle nautique exceptionnel. Parmi elles, plusieurs femmes naviguent aux plus hauts niveaux, illustrant l’engagement de la ligue pour une plus grande visibilité des femmes dans la discipline. Martine Grael, double médaillée olympique brésilienne, est devenue la première femme à piloter un catamaran F50 lors de cette course. Elle évoque avec fierté cette opportunité unique, soulignant que sa participation est une chance pour l’évolution de la voile féminine. Hannah Mills, navigatrice anglaise considérée comme la meilleure tacticienne du circuit, témoigne de l’importance de cette présence féminine dans le sport, notamment en raison de l’aspect inspirant pour les jeunes générations. Selon Tom Slingsby, star de SailGP, « le championnat Rolex SailGP n’est pas seulement un exemple dans la voile, mais dans tout le sport ».
Depuis sa création en 2019, SailGP a affirmé sa démarche en imposant la présence de femmes à bord des bateaux et en offrant aux navigatrices des rôles variés. Hannah Mills explique que « SailGP a été le premier circuit majeur à imposer la présence d’une femme à bord, ce qui contribue positivement au développement de la voile féminine ». La ligue veut ainsi dépasser les discours et concrétiser un changement durable. La compétitivité des équipages mixtes est déjà une réalité, et l’histoire de Martine Grael, qui a remporté une manche en Nouvelle-Zélande dans des conditions extrêmes, illustre cette progression. La Suisse, avec Maud Jayet, double médaillée mondiale, envisage également un rôle élargi pour la jeune athlète dans ses plans à moyen et long terme.
Une évolution concrète pour la voile féminine
En parallèle, d’autres disciplines nautiques font évoluer leur réglementation pour favoriser la parité. La Coupe de l’America, longtemps considérée comme conservatrice, a organisé une épreuve dédiée aux femmes lors de sa dernière étape à Barcelone, tout comme la Transat CIC et The Ocean Race. La ligue suisse étudie la possibilité d’inclure davantage de femmes dans ses futurs équipages, notamment en tirant parti des possibilités offertes par les bateaux modernes, qui permettent plusieurs types de rôles. Maud Jayet pourrait ainsi occuper une fonction autre que celle de stratège, dans un avenir proche.
Pour Hannah Mills, ces avancées sont essentielles car elles permettent d’élargir le champ des possibles pour les femmes dans la voile. La ligue a même organisé en Dubai une session d’entraînement exclusivement réservée aux femmes pour leur donner accès à tous les postes techniques. À Genève, la présence de Maud Jayet dans l’équipe suisse témoigne de cette ambition. La dynamique enclenchée par SailGP laisse entrevoir un futur où les femmes seront de plus en plus présentes, non seulement comme spectatrices, mais comme actrices à part entière de la voile de haut niveau.